
Dans son communiqué de presse intitulé “S.O.S”, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS » en sigle, Fédération de Bukavu dit suivre de près, depuis le mercredi 8 Avril 2020 les démêlés judiciaires du Président National de l’UNC, Vital KAMERHE et Directeur de Cabinet du Chef de l’État et compatit avec lui et tous les militants, et sympathisants de l’Union pour la Nation Congolaise de la Province du Sud-Kivu.
Par ailleurs, l’UDPS/Bukavu dénonce des propos et déclarations sournois qui sont tenus par certains acteurs politiques et ceux de la société civile qui incitent la population à une double haine, dont la haine contre les membres de l’UDPS et celle contre les balubas du Kasaï.
Selon l’esprit de ce communiqué signé par le président fédéral intérimaire M. Théodore Museme, ces appels tacites à la haine contre les membres de l’UDPS et les balubas du Kasaï ont déjà produits les résultats entre autres, la circulation d’un tract dans la nuit du jeudi au vendredi 10 Avril 2020, donnant un ultimatum aux balubas du Kasaï vivant au Sud-Kivu de quitter la province ou accepter d’être décapiter, l’attaque du bureau communal de l’UDPS dans la commune de Kadutu le même jour, la stigmatisation dans la ville contre les membres de l’UDPS et les balubas (considérés comme complice de l’arrestation du Président Vital KAMERHE), les menaces de lynchages de membres de l’UDPS, dont 14 cas emblématiques sont déjà enregistrés dans la ville de Bukavu et sa périphérie, des menaces en cours de bailleurs des bureaux de l’UDPS, de la résiliation du contrat bail pour raison de la sécurité de leurs maisons, ainsi que la méfiance et la détérioration du climat social dans les familles hétérogènes sur le plan des opinions politiques et des origines sociales.
M. Théodore Museme fait savoir que la situation que traverse actuellement les militants de l’UDPS et les Balubas dans la province, plus particulièrement dans la ville de Bukavu et le Territoire de Walungu, n’est pas loin de l’histoire récente des les balubas au Katanga dans les années 1990 et plus récemment à Kikwit.
L’UDPS/Bukavu alerte les autorités provinciales, nationales et demande au conseil provincial et urbain de sécurité de prendre toutes les mesures idoines, afin que chaque citoyen congolais ayant choisi la Province du Sud Kivu comme sa résidence, puisse se sentir en sécurité et cela conformément à l’article 30 de la Constitution.
Elle invite également la société civile, de jouer pleinement son rôle conformément à sa déclaration du 10 Avril 2020 intitulée « Non à la xénophobie au Sud-Kivu » suite aux messages de haines qui étaient déjà distillés sur la place publique, mais aussi aux médias du Sud-Kivu, dans le cadre du journalisme sensible aux confits, de décourager tous les messages et propos incitant à la haine ou à la stigmatisation d’une couche sociale, en fonction de leurs opinions politiques ou de leurs origines.


