
À Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, les Forces armées de la RDC (FARDC) franchissent une nouvelle étape dans leur montée en puissance opérationnelle.
Plus de 715 militaires viennent d’y achever une formation intensive en combat en milieu forestier, un environnement stratégique au cœur de nombreux foyers d’insécurité dans le pays.
Baptisée « DIO Jungle », cette session de 41 jours s’est tenue au camp Bahuma, avec l’appui de la France. Objectif : préparer les troupes congolaises à évoluer efficacement dans des zones à végétation dense, où les repères classiques disparaissent et où la maîtrise du terrain devient un facteur décisif.
Sur le terrain, les soldats ont été formés aux techniques de progression en forêt, à la survie en conditions extrêmes, ainsi qu’aux tactiques de combat adaptées à ce type d ?????enent.
Une montée en compétence jugée cruciale, alors que plusieurs groupes armés continuent d’opérer dans les régions forestières de l’est du pays.
Cette initiative s’inscrit dans un partenariat militaire plus large entre Kinshasa et Paris, visant à professionnaliser davantage les FARDC.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu est clair : disposer d’unités mieux préparées, capables de répondre aux défis sécuritaires complexes qui persistent, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et de la Tshopo.
Au-delà de la formation, c’est aussi un signal envoyé sur la volonté de modernisation de l’armée congolaise.
Reste à voir si ces nouvelles compétences se traduiront concrètement sur le terrain, dans un contexte où les attentes en matière de sécurité restent particulièrement élevées.


