
Ce qui devait être une bouffée d’air pour la population congolaise tourne peu à peu à la désillusion. Malgré la baisse du taux de change du dollar américain face au franc congolais, les prix des biens et services continuent d’augmenter, parfois de plus de 30 %.
Une situation jugée incompréhensible par plusieurs observateurs, dont Guy KIBIRA NDOOLE, analyste indépendant, qui alerte sur une « crise silencieuse » frappant les ménages.
Une contradiction économique flagrante
En théorie, la stabilisation de la monnaie nationale devrait se traduire par une baisse des prix sur les marchés. Or, c’est tout le contraire qui se produit. De nombreux commerçants refusent d’ajuster leurs tarifs, maintenant artificiellement des prix élevés, voire les augmentant davantage en francs congolais.
Une pratique que plusieurs acteurs de la société civile dénoncent comme une injustice économique à l’égard des consommateurs.
« Rendons-nous la vie vivable, très chers compatriotes congolais. Comment expliquer que la majorité des commerçants refuse d’adapter le prix de leurs biens et services à la réalité du marché ? », s’indigne Guy KIBIRA NDOOLE.
Les plus vulnérables en première ligne
Cette situation frappe de plein fouet les familles modestes, mais aussi les jeunes et adolescents, qui constituent la majorité de la population. Alors qu’ils espéraient profiter d’un pouvoir d’achat amélioré, ils se retrouvent piégés dans une spirale d’appauvrissement.
Entre la flambée des prix, la spéculation et l’absence de régulation, le quotidien devient de plus en plus difficile.
Un appel pressant au gouvernement
Face à cette dérive, l’analyste appelle les autorités à passer de la parole aux actes :
« Je me tourne vers notre Gouvernement, et spécifiquement vers le ministère de l’Économie, son secrétariat général et la Division de l’économie, pour leur demander de jouer pleinement leur rôle et s’assurer que la population n’est pas persécutée par les vendeurs des biens et services. »
Entre promesses et réalité
Malgré les efforts affichés du gouvernement pour stabiliser la monnaie, la réalité du terrain raconte une autre histoire.
Le manque de contrôle des prix et le laxisme administratif minent la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.
Pour la population, l’attente est claire : que la baisse du dollar ne reste pas un simple indicateur économique, mais qu’elle se traduise concrètement dans les marchés, les pharmacies, les transports, les écoles et jusque dans les foyers.

