
Les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l’usine REVIN SARL, située dans la commune de Limete à Kinshasa, après la découverte d’une substance pharmaceutique non autorisée dans une boisson énergisante largement distribuée.
Dans un communiqué publié le 27 avril, la Commission de la Concurrence, en collaboration avec l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique, annonce avoir pris cette décision après des analyses jugées préoccupantes pour la santé publique.
Une substance interdite détectée
Selon les autorités, des tests ont révélé la présence de Sildenafil — une molécule utilisée notamment dans certains traitements médicaux — dans la boisson énergisante « Mutu Rouge », également commercialisée sous l’appellation Power Plus.
Cette substance n’était pas mentionnée sur l’étiquetage du produit et aurait été introduite de manière clandestine. Plus inquiétant encore, les doses détectées sont considérées comme potentiellement toxiques.
Des risques graves pour la santé
D’après la COMCO, la consommation de cette boisson expose les consommateurs à des risques sanitaires majeurs, notamment des troubles cardiovasculaires sévères pouvant aller jusqu’au décès.
Face à cette menace, les autorités ont décidé non seulement de fermer le site de production, mais aussi d’interdire formellement la commercialisation et la consommation du produit incriminé.
Les autorités appellent la population à cesser immédiatement toute consommation de « Mutu Rouge » et invitent les citoyens à signaler tout point de vente qui continuerait à distribuer cette boisson.
La Commission rappelle qu’en vertu du Décret n°25/032 du 10 octobre 2025, elle est chargée de protéger les consommateurs contre les pratiques commerciales frauduleuses et les produits dangereux.
La COMCO insiste sur le fait que la santé publique demeure une priorité absolue et non négociable. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’identifier les responsabilités dans cette affaire et de faire toute la lumière sur les circonstances ayant permis l’introduction de cette substance interdite dans un produit de grande consommation.
Cette affaire relance par ailleurs la question du contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques sur le marché congolais, dans un contexte où les mécanismes de régulation restent régulièrement mis à l’épreuve.

