
En pleine effervescence diplomatique à Kinshasa, une rencontre marquante s’est tenue récemment au cabinet de la ministre des Droits humains, Maître Chantal Chambu Mwavita.
À l’origine de cette audience : le Professeur Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, coordonnateur national du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), venu saluer l’engagement sans relâche de la ministre dans la défense des droits des victimes des conflits armés en RDC.
Plus qu’un simple échange institutionnel, cette réunion a souligné l’harmonie stratégique entre le ministère et le P-DDRCS, deux acteurs clés du comité de pilotage du programme placé sous l’autorité directe du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Le travail de la ministre Chambu est salué ici comme ailleurs. Elle porte haut la voix de la République dans des cercles internationaux exigeants. C’est un honneur de reconnaître publiquement la qualité de son engagement », a déclaré le professeur Ntanga, visiblement impressionné.
Les discussions ont permis de renforcer un axe de coopération basé sur les droits humains et la justice transitionnelle. Le cap est clair : combattre l’impunité, reconstruire le tissu social brisé par les violences, et restaurer une paix durable, surtout dans les provinces les plus meurtries.
De son côté, la ministre a insisté sur la nécessité d’unir les forces, soulignant que les défis sécuritaires ne peuvent être relevés que par une réponse collective. Elle a également rappelé l’urgence de reconstruire l’humain autant que le territoire : « La restauration de la dignité passe par des actions concrètes, coordonnées et respectueuses des droits fondamentaux. »
Actuellement opérationnel dans cinq provinces — Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tanganyika et Ituri —, le P-DDRCS prépare une extension à une quinzaine de provinces, avec l’appui d’une cartographie détaillée des zones vulnérables. Des antennes régionales sont également envisagées, pour intégrer les enjeux transfrontaliers dans les mécanismes de stabilisation.
Cette visite ouvre un nouveau chapitre dans la collaboration entre le ministère des Droits humains et le P-DDRCS. Un partenariat qui se veut moteur d’un avenir plus stable, bâti sur la mémoire des victimes, le respect de la justice et la volonté politique d’en finir avec les cycles de violence.

