
Le régime de terreur s’installe à pas de géant en province du Sud-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Toute voie discordante à celle du gouvernement provincial déchu par l’assemblée provinciale est réprimée, mise au cachot ou alors exilée de force.
Le mardi 06 décembre 2022, la cellule d’investigation du Gouvernorat a arrêté et détenu dans un endroit inconnu, un jeune militant pro-democratie, M. Alfani Bawili, pour, selon des sources du gouvernorat, ses analyses qui n’amenagent pas la gestion du gouverneur déchu, Théo Ngwabidje.
Des acteurs de défense des humains dénoncent le retour d’un pouvoir dictatorial dans la province d’une République qui se dit Démocratique. Dans sa tribune, le président de la société civile noyau communal de bagira, M. Gentil Kulimushi, souligne que le fait de dénoncer la mauvaise gouvernance dans les Entités Territoriales Décentralisées n’est constitue pas un crime.
Il regrette que les arrestations, l’exil forcé, les intimidations, l’usage abusif de services de sécurité par le gouvernement provincial deviennent de plus en plus des modes d’action pour nuire à la liberté d’expression, alors que ceux qui soutiennent sa gestion ont accès à s’exprimer librement dans différentes chaînes de télévision et radios, mais aussi d’autres médias ont taillé leur ligne éditoriale pour soutenir cette mauvaise gouvernance pourtant des radios et télévisions dites communautaires.
Dans moins d’une semaine, on a constaté que la cellule d’investigation s’est plongée dans une chasse à l’homme où députés provinciaux, membres des partis politiques, les acteurs de la société civile bureau de coordination, membres des mouvements citoyens dont les jeunes pétitionnaires et des analystes indépendants ont été arrêtés, tabassés, agressés, humiliés comme des chiens.
Les cas les plus récents sont :
1. Des menaces et intimidations qu’ont subis certains journalistes après avoir fait leur travail d’informer et de former la population, citons ici, le Journaliste Aboubakar KIGABI, qui a été exigé de fuire la ville de Bukavu car il a été traqué par cette cellule d’investigation accompagnée par des policiers,
2. La démolition méchante et pillages des cimetières de Nyantende (appartenant au député provincial Amani Ngubiri TAC),
3. L’agression et arrestation du Bâtonnier honoraire Honoraire, Vice-Président de l’assemblée provinciale Maître Yabe Bisimwa Ntayitunda par les agents de la cellule d’investigation du gouvernorat en complicité avec des enfants de la rue dits Maibobo,
4. L’arrestation d’un membre du mouvement citoyen Amka Congo, Anselme BALEKE MONDE parce qu’il a participé à une manifestation visant la démission du Gouverneur déchu par les députés provinciaux,
5. Le mardi 06 decembre2022, arrestation du membre de la dynamique des Jeunes pétitionnaires, M. Alfani BAWILI, par les membres de la cellule d’investigation du gouvernorat,
6. L’exil forcé ou la vie en clandestinité de certaines personnes qui dénoncent cette situation chaotique que traverse la province du Sud-Kivu afin de fuire cette dérive dictatoriale.
Le président de la société civile de Bagira dénonçe ainsi, l’utilisation abusive de certains services de sécurité et de certains membres de mouvements citoyens, qui selon lui, sont proches du Gouverneur déchu pour traquer tous ceux dénoncent et qui manifestent contre cette gouvernance opaque.
Il invite les organisations de défense des droits humains de prendre cette question au sérieux car c’est la liberté d’expression qui menacée.
“Toutes ces violations enregistrées aujourd’hui démontrent encore une fois l’insécurité et l’inquiétude que traversent les défenseurs de droits humains et les journalistes voire les élus du peuple”, conclue M. Gentil Kulimushi, président de la société civile noyau communal de Bagira.

