
A deux jours de la deuxième audience du procès du président national de l’Union pour la Nation Congolaise, ses électeurs et sympathisants ont barricadé et brûlé des pneus sur les artères principales de Bukavu.
Une manière d’exprimer leur désapprobation à l’égard de la justice congolaise qui serait manipulée par certains acteurs politiques qui cherchent à tout prix à effacer leur leader de la scène politique congolaise.
Tôt la matinée, ils ont empêchés la circulation des véhicules avant que la police nationale congolaise n’intervienne en tirant des balles réelles sur les manifestants.
Le bilan provisoire fait état d’une personne tuée et une autre grièvement blessée. A l’heure actuelle , la situation reste tendue dans la commune de Kadutu, bastion des manifestations pro-kamerhe.
Un des manifestants rencontré sur le lieu a condamné cette manière d’agir de la police nationale congolaise qui a tiré sur les civiles non armés qui exercent le droit leurs reconnus par la constitution de la République Démocratique du Congo.
Vendredi 22 Mai 2020, d’autres électeurs de Vital Kamerhe étaient en sit-in à Brasserie dans la commune de Kadutu. Objectif, exiger la libération sans condition de Vital Kamerhe.
Le directeur de cabinet du chef de l’État, M. Vital Kamerhe est accusé de détournement des fonds de construction des maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence du chef de l’État Congolais.
La deuxième audience de son procès est prévue ce lundi 25 Mai 2020 au centre pénitentiaire de Kinshasa à Huit-clos.
Il sied de rappeler que depuis l’arrestation de M. Vital Kamerhe, des manifestations se succèdent au sud-kivu pour exiger sa libération


