
L’ONG de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), condamne l’arrestation arbitraire et voie de faits (détention illégale), suivies des actes de torture du défenseur des droits humains Joseph KITUNGANO, Coordonnateur du Collectif d’Action pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHOM) qui auraient été commandités par le Colonel LONGANGI, commandant de la police ville de Bukavu au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.
Maitre Pascal MUPENDA, Directeur des Programmes de PPI renseigne que les faits se sont déroulés dans la soirée du mardi 24 mars 2020, alors que le défenseur de droit de l’homme Joseph Kitungano venait s’enquérir du motif d’arrestation de sa fille à la police urbaine, après qu’il soit appelé par un policier qui n’a pas décliné son identité, mais qui lui a dit qu’il était attendu à ce moment-là même pour plus de détails.
“A son arrivée à la police, le DDH Joseph KITUNGANO s’est présenté auprès du Colonel LONGANGI en qualité de père de la fille arrêtée mais aussi défenseur des droits de l’homme, et qu’il souhaitait connaitre le motif d’arrestation de sa fille, et dans la mesure du possible obtenir l’autorisation de lui parler au cachot, le Colonel LONGANGI a directement ordonné son arrestation et sa mise en détention, sans aucun motif, et moins encore sans qu’il ne l’ait entendu sur procès-verbal. Il s’est juste limité à tonner sur lui en lui disant, « Droit de l’homme ou Défenseur des droits de l’homme, c’est quoi ». Brutalisé, torturé et jeté au cachot par les policiers à qui le Colonel LONGANGI a intimé l’ordre, le DDH Joseph KITUNGANO n’a été libéré que vers 20h30, après de multiples plaidoyers, et rien n’a filtré sur le motif de son arrestation”, peut-on lire dans son communiqué de presse dont copie est parvenue à Libregrandlac.com.
PPI condamne la torture, arrestation et détention illégale que cet officier supérieur de la police a fait subir au Défenseur des Droits de l’homme Joseph KITUNGANO et soutient totalement les poursuites judiciaires contre lui, mais aussi invite toutes les organisations de défense de droits humains à accompagner M. Joseph KITUNGANO qui a porté plainte à l’auditorat Supérieur, afin que le commandant ville de la police nationale congolaise de Bukavu soit puni conformément à la loi.
Contacté, le commandant ville a répondu par un “NON” simple pour réfuter toutes les allégations portées contre lui.


