
L’Organisation internationale pour les migrations confirme avoir été sollicitée par le gouvernement de la République démocratique du Congo pour fournir une assistance humanitaire à un premier groupe de 15 migrants en provenance des États-Unis. Cette demande s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif d’accueil temporaire mis en place par Kinshasa.
Dans une déclaration rendue publique lundi 20 avril, le porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations a précisé les contours de cette intervention, insistant sur le respect strict des principes humanitaires.
« Nous fournissons une assistance fondée sur les besoins et sur des évaluations individuelles. L’OIM peut également proposer un appui aux migrants qui en font la demande, conformément à son mandat et aux cadres juridiques applicables », a-t-il expliqué.
Une assistance strictement volontaire
L’organisation onusienne tient à clarifier son rôle dans ce processus sensible, marqué par des enjeux migratoires et diplomatiques. Elle insiste notamment sur le caractère volontaire de toute intervention.
« Tous les retours assistés par l’OIM sont strictement volontaires et reposent sur le consentement libre, préalable et éclairé des personnes concernées », a souligné le porte-parole.
L’Organisation internationale pour les migrations précise par ailleurs qu’elle ne participe en aucune manière aux décisions de transfert ou d’admission des migrants.
« L’OIM ne détermine ni les personnes transférées, ni celles admises ou autorisées à rester sur le territoire. Elle ne joue aucun rôle dans les accords bilatéraux, notamment celui conclu entre la RDC et les États-Unis », a-t-il insisté.
Des garanties exigées par l’OIM
Face aux inquiétudes que suscite ce mécanisme, l’organisation rappelle qu’elle se réserve une marge de manœuvre importante quant à son implication.
« Nous nous réservons le droit de limiter, refuser ou suspendre notre participation si les normes minimales de protection ne peuvent être garanties », a averti le porte-parole, mettant en avant les standards internationaux en matière de droits des migrants.
Il ajoute que « les questions liées aux termes ou au champ d’application de tout accord bilatéral relèvent exclusivement des autorités gouvernementales compétentes ».
Début de la phase opérationnelle
Du côté des autorités congolaises, ce dispositif est déjà entré dans sa phase concrète. Le week-end dernier, un premier groupe de 15 personnes en provenance des États-Unis est arrivé à Kinshasa.
Selon le gouvernement de la République démocratique du Congo, cette arrivée marque le lancement effectif de ce mécanisme d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’une coopération internationale.
Ce premier contingent ouvre ainsi la voie à la mise en œuvre progressive de cet accord, dont les implications continuent de susciter interrogations et débats, tant sur le plan humanitaire que politique.


