
La polémique enfle autour de la déportation de migrants latino-américains vers la République démocratique du Congo.
Le président colombien Gustavo Petro est monté au créneau, dénonçant une situation qu’il juge inacceptable et appelant au rapatriement immédiat de ses compatriotes.
Dans un message publié sur X, le chef de l’État colombien a qualifié cette opération d’« ostracisme », pointant du doigt le traitement réservé à ces migrants expulsés.
Il affirme avoir donné des instructions claires à son ministre des Affaires étrangères afin que les ressortissants colombiens concernés soient ramenés dans leur pays « sans chaînes », une formule forte qui traduit son indignation face aux conditions de leur expulsion.
Cette réaction intervient alors que plusieurs migrants colombiens ont été transférés vers la République démocratique du Congo dans le cadre de mesures d’éloignement prises par les États-Unis.
Une décision qui suscite incompréhension et inquiétude, tant du côté des autorités colombiennes que des principaux concernés.
Sur le terrain, les migrants expulsés oscillent entre désarroi et résignation. Certains, comme Cubillos et Rodelo, confient que retourner en Colombie n’était pas envisagé au départ, en raison des menaces qui les avaient poussés à fuir. Mais face à la réalité actuelle, ils considèrent désormais cette option comme la plus viable.
« Ce n’était pas notre plan de rentrer, mais aujourd’hui, c’est peut-être la seule solution », confient-ils, exprimant l’espoir d’un retour rapide dans leur pays d’origine.
Cette affaire met en lumière les zones d’ombre entourant certaines procédures d’expulsion et soulève des questions sur la coordination entre États dans la gestion des flux migratoires. Alors que la pression diplomatique s’intensifie, la situation de ces migrants pourrait rapidement devenir un enjeu politique et humanitaire majeur entre Washington, Bogotá et Kinshasa.


