
Une nouvelle controverse éclabousse le FRIVAO. Selon des éléments révélés par le ministère public, des marchés publics de plusieurs millions de dollars auraient été attribués à deux sociétés dont l’existence légale reste introuvable.
D’après les enquêteurs, aucune trace administrative n’a pu être établie concernant ces entreprises : ni enregistrement officiel, ni identité claire des responsables, ni adresse physique vérifiable. Une situation qui soulève de graves interrogations sur la régularité des procédures engagées au sein de cette structure publique.
Des explications jugées insuffisantes
Interrogé par les autorités judiciaires, le directeur général du FRIVAO n’a pas été en mesure de fournir des informations précises permettant d’identifier ces sociétés. Concernant la localisation de l’une d’elles, il s’est contenté d’évoquer un emplacement « non loin de ShowBuzz, à Socimat », une indication jugée trop vague pour permettre aux enquêteurs de retrouver la trace de l’entreprise.
Plus troublant encore, le responsable a reconnu ne pas connaître les dirigeants des sociétés bénéficiaires de ces contrats, malgré l’importance des montants engagés.
De sérieuses zones d’ombre
L’attribution de marchés publics à des entités non identifiables met en lumière de possibles manquements graves aux règles de passation des marchés en République démocratique du Congo. En principe, ces procédures exigent transparence, traçabilité et vérification rigoureuse des prestataires.
Dans ce dossier, l’absence d’informations essentielles alimente les soupçons quant à la destination réelle des fonds publics. Plusieurs observateurs évoquent un risque élevé de détournement ou de circuits financiers opaques.
Vers une enquête approfondie ?
Face à l’ampleur des montants en jeu, le ministère public pourrait approfondir ses investigations afin d’établir les responsabilités. L’affaire pourrait également relancer le débat sur la gouvernance des institutions publiques et le contrôle des finances en RDC.
Alors que le FRIVAO est censé œuvrer pour la réparation des victimes des activités illicites, ces révélations jettent une ombre sur sa gestion et interrogent sur l’usage réel des ressources mises à sa disposition.


